Au delà des songes...

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27 septembre 2009

Sans attaches

Comme promis, voici un second poèmes, écris à la fin de cet été. C'est davantage un exercice de style ici : nulle ponctuation et un essai sur l'usage de la rime et du poème. A vrai dire je n'en suis pas totalement satisfait, mais baste ! Ce poème est intitulé "Sans attaches".

La rime fait et refait le poète, le lit deux fois
Alors que le poète n'écris jamais qu'une fois
D'abord sage et câline, la rime avoue le poète
Ensuite sauvage, elle le rit, elle l'interprète

Écoutez comme le poème, à vous, s'impose
Comme il est milles voix, milles symboles
Qui parfois s'en-viennent, parfois s'envolent
Mais la rime est libre et jamais ne se pose

Qu'est le poème, alors, s'il n'est rien vraiment
Est-ce un anathème ou une perle de sentiments
Comme un lourd abcès de pensées purulentes

La rime est libre et belle, parfois si crue et lourde
La rime n'attend pas, elle est une collision sourde
Car, rimes et poèmes nous défont et nous enfantes

[poème inti­­tulé “Sans attaches”]
Copy­­­­right © [Aout-Septembre 2009] [Jean-Mark Gué­­­­rin]
Copy­­­­left : cette œuvre est libre, vous pou­­­­vez la redis­­­­tri­­­­buer et/ou la modi­­­­fier selon les ter­­­­mes de la Licence Art Libre. Vous trou­­­­ve­­­­rez un exem­­­­plaire de cette Licence sur le site Copy­­­­left Atti­­­­tude http://www.art­­­­li­­­­bre.org ainsi que sur d’autres sites
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25 septembre 2009

Cessons donc ...

Voici de nou­veau un arti­cle : cela fai­sait long­temps, n’est-ce pas ? De nom­breux pro­jets sont en cours, je vous en repar­le­rais par la suite mais disons pour l’ins­tant que je suis en train d’écrire en duo avec elbe un arti­cle sur le libre ; je pré­pare éga­le­ment les sui­tes au voyage pour PRO­DIJ fait cet été. En plus de cela je songe déjà au mémoire que je dois ren­dre pour la fin de l’année…
D’autres poè­mes sui­vrons sous peu ; celui-ci est un peu dur peut-être, je l’ai écris cet été après la lec­ture du livre de Cal­de­ron dont mon pre­mier para­gra­phe est un épo­nyme. Ce poème s’inti­tule : “ces­sons donc…”

La vie n’est qu’un songe
Et l’exis­tence s’illu­sionne,
Quel est le prix de la vérité
Si ce n’est celui de la pou­dre ?

Les tem­pes bat­tan­tes, un homme défait
ce qu’une foule ne peut faire.
Mais un homme c’est misère :
Un rien dans un Océan de tout.

Nous vivons, nous aimons, nous lut­tons,
Nous mour­rons, nous détes­tons, nous renon­çons.
Et pour­tant les cimes gar­dent leurs super­bes ;
Et pour­tant les fruits res­tent doux à nos lan­gues.

Sachez que l’aigle que l’on croit dis­cer­ner
N’est, en vérité, qu’un com­mun cha­ro­gnard :
Vil et gran­di­lo­quent. La vie n’est pas juste,
C’est une cruelle iro­nie sans vain­queurs
Ni vain­cus.

La vérité crue ne dis­si­pera jamais l’illu­sion,
Ces­sons de juger.

[poème inti­­­tulé “Ces­sons donc…”]
Copy­­­­­right © [Juillet 2009] [Jean-Mark Gué­­­­­rin]
Copy­­­­­left : cette œuvre est libre, vous pou­­­­­vez la redis­­­­­tri­­­­­buer et/ou la modi­­­­­fier selon les ter­­­­­mes de la Licence Art Libre. Vous trou­­­­­ve­­­­­rez un exem­­­­­plaire de cette Licence sur le site Copy­­­­­left Atti­­­­­tude http://www.art­­­­­li­­­­­bre.org ainsi que sur d’autres sites
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16 juin 2009

Terrasser l'hydre

Voici encore un poème dont la lec­ture n’est certe pas facile, la forme est un choix per­son­nel que dicte le fond et la curio­sité qu’éveilla en moi la poé­sie d’Eluard qui se rit de la ponc­tua­tion et la boude sans com­plexe. Loin d’éga­ler le mai­tre, je re-inter­prète libre­ment la griffe pour mieux me la rap­pro­prier, peut-être à tort; Qui sais vrai­ment?

1. Comme l’hydre est appa­rut

L’hydre ! Mil­les têtes ; un seul coeur.
L’hydre ! Mille ans de mal­heurs.

C’est l’ombre d’une par­que
Qui m’attire dedans la bar­que
Légère mais lourde de Cha­ron ;
Mil­les vies s’oublient ainsi à l’Ache­ron.

L’hydre est affreuse : mil­les têtes
me susur­rent d’une voix rau­que
Comme mon âme qui s’entête
Est l’inu­tile cap­tive du même roc
Que tout ces hom­mes de rien
Dont je suis le même che­min.

2. Comme la voix écarte la foi

Ha ! Cruel­les chi­mè­res, je vous entend,
Mon coeur qui fut naguère indif­fé­rent
Se grise désor­mais de vos insi­dieu­ses voix
Per­dant peu à peu ce qui lui reste de foi
sans pou­voir répri­mer l’indo­lent sen­ti­ment
Que porte l’ombre des som­bres vents.

Ô muse, ne sent tu rien venir ?
Voit, mon regard jadis clair se ter­nir.

Où donc est passé l’enfant que je suis,
L’indi­ci­ble styx des son­ges me l’a-t-il pris ?

L’hydre m’ensor­celle et m’écoeure :
Mil­les têtes. Mil­les têtes, mais un seul coeur.

3. Que la muse sou­rit seu­le­ment

Ma pen­sée est folie, mes son­ges m’oublient,
Pour­tant pro­phète de mes ter­res d’ombres,
Je gou­verne le bon­heur de mon verbe som­bre.
Muse, mon regard éteint voit comme tu sou­ris.

Va t’en par­que ! Rejoins donc tes soeurs,
A votre Sab­bat oubliez moi bien vite,
Je tue­rais l’hydre, pié­ti­née sans peur,
Met­tant un terme à la voix de vos rites.

La plume ne donne pas de la mort l’envie,
Car, plume de ma muse, c’est un hymne de vie.

[poème inti­­­tulé “Ter­ras­ser l’Hydre”]
Copy­­­­­right © [Avril 2009] [Jean-Mark Gué­­­­­rin]
Copy­­­­­left : cette œuvre est libre, vous pou­­­­­vez la redis­­­­­tri­­­­­buer et/ou la modi­­­­­fier selon les ter­­­­­mes de la Licence Art Libre. Vous trou­­­­­ve­­­­­rez un exem­­­­­plaire de cette Licence sur le site Copy­­­­­left Atti­­­­­tude http://www.art­­­­­li­­­­­bre.org ainsi que sur d’autres sites
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15 juin 2009

Circée seule le sait...

Voici un autre des poè­mes réa­li­sés ces der­niers temps. J’en pro­fite pour remar­quer que ce billet est le 100e du Blog “outre­son­ges”, ce site compte donc 100 billet pour 195 com­men­tai­res…


Regards échan­gés et trou­bles pen­sées
Ainsi la vie s’en va et s’en vient
Deça ; delà, pareil à la feuille morte.

Ce vent mau­vais aura-t-il rai­son
de moi, de toi et de nous tous ?
Cir­cée seule sait la vérité.

Mais je suis libre ! Libre d’exis­ter,
Libre d’amour et libre de pen­sée.
Ne le somme nous pas tous ?

Qui sait ? Cir­cée seule en vérité.
Et je porte alors le triste far­deau
De l’exis­tence humaine.

Mon che­min pour­tant est joie,
Il reste d’amour ; il reste d’ami­tié.
Ô spleen ! Ô cir­cée, tu sais bien !

Quand donc l’ombre du vent mau­vais
Vien­dra-t-elle brus­que­ment à moi,
Emme­nant pei­nes ; joies et sou­ve­nirs ?

Cir­cée seule le sait. Cir­cée seule en rit.

[poème inti­­tulé “Cir­cée seule le sait”]
Copy­­­­right © [Mars 2009] [Jean-Mark Gué­­­­rin]
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14 juin 2009

Evermore

Après la série “con­cours”, voici quel­ques poè­mes réa­li­sés der­niè­re­ment que je n’ai pas eu le temps de publier. Je les égré­ne­rais dans les jours à venir pour ne pas sub­mer­ger le lec­teur d’un trop plein d’infor­ma­tion :).

En hom­mage à P. Ver­laine dont le poème “Never­more” a été le tout pre­mier à m’invi­ter à con­ce­voir la poé­sie comme un tra­vail de l’âme comme de l’esprit…


Sou­ve­nirs, sou­ve­nirs, que me vou­lez vous ?
Vos pay­sa­ges sont-il autre chose que des son­ges ?

Un lac quiet et immo­bile fas­cine mes sens,
Les grillons cris­sent au son d’une clo­che loin­taine.

Le ciel est lourd, pesant et apai­sant à la fois
Ici l’ulti­mat pour­rait nous empor­ter,
Peut m’en chaux !

Des amis accom­pa­gnent ma mar­che silen­cieuse ;
C’est un bout de bon­heur que toute cette eau.

Et le soleil darde et darde encore
Loin des fron­dai­sons du bos­quet dépassé.

La vue se dégage alors dévoi­lant un val­lon ;
L’après-midi s’avance et nous som­mes four­bus.

Appa­raît le vil­lage et re-sonne le vieux clo­cher,
En écho des trou­peaux qui ren­tre des pâtu­ra­ges.

Tu n’y était pas, mais pré­sente dans mes son­ges,
Mes sou­ve­nirs s’illu­mine de ton sou­rire silen­cieux.

Le reste, tout le reste, n’est que poé­sie.

[poème inti­tulé “Ever­more” sixième de la série “Dédi­ca­ces”]
Copy­­­right © [Mars 2009] [Jean-Mark Gué­­­rin]
Copy­­­left : cette œuvre est libre, vous pou­­­vez la redis­­­tri­­­buer et/ou la modi­­­fier selon les ter­­­mes de la Licence Art Libre. Vous trou­­­ve­­­rez un exem­­­plaire de cette Licence sur le site Copy­­­left Atti­­­tude http://www.art­­­li­­­bre.org ainsi que sur d’autres sites
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